| Le guide du watercooling - Choisir ses composants |
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| Écrit par HPC Team | |||||||
| Samedi, 27 Décembre 2008 18:30 | |||||||
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Choisir ses composants Il existe de nombreux composants, et on ne sait pas toujours quoi prendre, surtout lorsque l'on débute. N'ai-je rien oublié ? Tout les composants seront-ils compatibles ? Aurai-je de bonnes performances ? Et du silence ?...Autant de questions que vous vous posez sans doute. Voici quelques conseils pour faire le bon choix.
Waterblocks :
Pour les waterblocks CPUs, ils se ressemblent de plus en plus. Ils sontmajoritairement LPDC, mais fonctionnent parfaitement en HPDC puisqueces deux idéologies se rejoignent plus ou moins, et souvent constitués de cuivre, parfois en alu. On dira qu’ils sontpolyvalents. C’est selon nous l’élément qui conditionne le reste ducircuit.
Waterblock GPU EK Waterblocks, Koolance et Swiftech
Il existe aussi des waterblocks GPU, et là aussi le choix est assez restreint.
Soit vous optez pour un waterblock GPU, c'est-à-dire qui ne refroidira que le GPU et pas l’étage d’alimentation ou les puces de RAM. Dans ce cas, il faudra ventiler ou coller des petits radiateurs vendus séparemment le plus souvent. Il n’y a pas énormément de modèles, et ils sont eux aussi surtout LPDC, mais sans vraiment se montrer mauvais en HPDC. L’autre solution, c’est le waterblock intégral, c'est-à-dire qu’il va refroidir tous les composants qui chauffent sur la carte graphique (étage d’alim, puces de RAM et évidemment le GPU). Ces waterblocks ne sont pas non plus très nombreux, environ 5 waterblocks differents par modèle de carte graphique, et ils sont la aussi très polyvalents. L’avantage est que toute la carte est bien refroidie, mais ils coutent très cher et sont compatible avec un seul type de PCB, et donc de carte. Les waterblocks qui ne refroidissent que le GPU sont généralement moins chers et moins contraignants. Là encore on a affaire à du cuivre, parfois du cuivre nickelé qui lui donne cette couleur argentée. Les waterblocks intégraux sont parfois recouverts d'aceta (matière résistante noire), de plexi, ou sont fait du même métal que le waterblock. Ceci ne change absolument rien aux performances, il s'agit simplement d'une question de goût.
Waterblocks northbridge, mémoire et mosfets
Les autres composants d’un ordinateur de présentent pas vraiment d’intêret à être watercoolés. En effet, ceux-ci chauffent assez peu. Le chipset peut être refroidi de cette façon si on veut vraiment tirer le maximum de sa carte mère, mais c’est souvent inutile.
La RAM, les mosfets, le southbridge, les disques durs peuvent eux aussi être watercoolés, mais cela relève plus de la geekerie que d’un réel besoin car une simple ventilation sera tout aussi efficace pour beaucoup moins cher. Radiateur :
Radiateurs 120mm, 480mm et passif
L’autre élément important, c’est le radiateur. Pour refroidir un petit CPU, un petit radiateur de 120mm peut suffire. Mais si le CPU chauffe ou que l’on veut rajouter un waterblock (GPU par exemple), le passage a un 240 est fortement souhaitable. C’est d’ailleurs la taille de radiateur la plus répandue. Les 360 servent pour des systèmes plus costauds, et au dessus, le rapport performances/prix s’effondre. Il existe des radiateurs optimisés pour un faible flux d’air, idéal pour ceux qui cherchent le silence, et d’autres plus orientés performances. A vous de choisir.
Pour ceux qui chercheraient le silence absolu, il existe de gros radiateurs tel le Mora 2 Pro, qui est tout simplement monstrueux. Le ventiler faiblement procurera des performances exceptionnelles. Mais il est encombrant et cher. Si vous êtes bricoleur, vous pouvez récupérer (à la casse) le radiateur d'habitacle d'une voiture (précisemment l'Opel Corsa), aussi appelé Big Moma, et après quelques heures de travail, vous aurez un radiateur aux performances à peu près équivalentes, et probablement beaucoup moins cher.
Pompe :
Pompes Eheim, Laing et Swiftech : differents prix, utilisation et performances...
Enfin, dernier élément, qui sera souvent déterminé par les deux précédents, la pompe. Plus vous ajoutez de waterblocks, plus il faudra une colonne d’eau (pression) importante. Mais attention, pas la peine de prendre une pompe avec 4m de colonne d’eau ! Il faut juste savoir que certaines petites pompes sont parfaites pour commencer dans le watercooling, avec un waterblock CPU et un radiateur 120 ou 240, et des tuyaux en 8/10. C’est un type de circuit très répandus chez les débutants, car peu cher. Si par contre vous souhaitez ajouter un autre waterblock, pour la carte graphique peut etre, il vaut mieux passer a une pompe légerement plus puissante, car sinon, elle risque d’avoir du mal a pousser le fluide a travers tous les éléments.
Il existe des pompes immergées, qui sont surtout pratiques car elles présentent une grosse économie de place par rapport a un système pompe + réservoir. Elles ont en outre la réputation d’être plus silencieuse, ce qui n’est pas toujours justifié. Dans tout les cas, sachez que les pompes actuelles sont plutôt silencieuses, on est loin des pompes qui faisaient trembler les boitiers ! Certaines fonctionnent en 220v, sur le secteur, d'autres fonctionnent en 12v, directement sur l'alim. Les avantages et inconvénients sont discutables, mais sachez que les pompes en 12v sont préférables car elles démarreront automatiquement au boot du PC. Mais ce n'est pas non plus une obligation, car il existe des relais qui permettent de démarrer votre pompe fonctionnant en 220v en même temps que l'alimentation. Ces relais sont vendus une quinzaine d'euros, mais vous pouvez aussi les fabriquer vous même.
Le réservoir n’a nul besoin d’être important, contrairement aux idées recues. En effet, un grand volume de liquide augmentera l’inertie du système. Ceci siginifie que votre circuit, au bout d’un certain temps de fonctionnement, aura atteint une température de croisière. Un équilibre se créé au niveau des températures des waterblocks, du radiateur et du liquide. Augmenter le volume de liquide de fera que retarder ce moment, mais il n’abaissera en aucun cas les températures. Donc il n’est absolument pas nécessaire d’avoir un grand réservoir.
Tuyaux :
Enfin, le choix des tuyaux est dicté par tout les autres éléments. Une pompe avec un gros débit permettra de mettre des tuyaux de 12/16, une pompe plus modeste demandera peut être du 10/12 pour donner des résultats optimum.
Sachez tout de meme que les tuyaux en PVC semi rigide sont, justement, plus ou moins rigides. Et parfois, cela peut être problématique pour un intégration propre dans un boitier, notamment avec du 12/16. Dans ce cas la, il existe des tuyaux fabiqués avec un matériau plus souple, mais aussi plus cher. Ceux-ci permettent de faire des angles plus importants, et facilitent donc l’intégration si la place est comptée. Si vous avez envie de donner une touche Jacky a votre tour, certains tuyaux sont proposés en differentes teintes, parfois réactives aux UV.
Petite précision concernant les diamètres. Lorsqu'on parle de tuyaux 12/16, le premier chiffre désigne le diamètre interne, le deuxième désigne le diamètre externe, le tout en millimètres. C'est une convention tacite. Mais il peut arriver que, à la place de 12/16, vous trouvier 12/19, 13/19 ou d'autres dimensions un peu farfelues. Rassurez vous. D'une part le diamètre extérieur importe peu. Et d'autre part, le diamètre interne est une valeur arrondie. Dans notre cas, il s'agitde12.7mm. Certains arrondissent donc à 12, d'autres à 13, c'est selon l'envie, mais lors du montage, les embouts 12mm s'ajusteront parfaitement avec des tuyaux 13/19 par exemple, il n'y aura pas de flottement ou de baillement. La remarque est valable pour le 10/12 ou 10/13, et probablement d'autres diamètres.
Liquide :
Le liquide que vous mettrez dans votre circuit peut être de differentes sortes.
Certains utilisent du liquide tout prêt vendu tel quel. Dans ce cas, les liquides sans colorants sont préférables car ils conduisent beaucoup moins l’électricité. C’est un peu plus sûr en cas de fuite. Mais qui n’a jamais eu envie de personnaliser sa tour ? D’autres utilisent des mélanges de liquide de refroidissement et d’additifs anti corrosion/anti algues. Pour notre part, nous préférons l’utilisation d’eau déminéralisée pure. Chacun a sa recette miracle. Mais pourquoi ces précisions ? Simplement parce qu’utiliser de l’eau du robinet serait un peu dommage. En effet par une réaction chimique (oxydo-réduction), l'eau va réagir avec le métal des waterblocks ou du radiateur. Ceci va alors former un léger dépôt. Et qui dit dépôt dit perte de conductivité puisque l’on multiplie les intermédiaires. Ainsi, utiliser de l’eau vous fera perdre en performances. En plus de cela, des algues apparaitront inévitablement, encrassant le système, dégradant encore les performances. Embouts et autres accessoires :
Embouts canelé, à coiffe et plug & cool
Vous aurez sans doute à acheter des embouts pour le radiateur (ceux si sont souvent livrés nus). Il y a deux paramètres importants qui entrent en ligne de compte. Le filetage, et le diamètre des tuyaux.
Le filetage est, dans 90% des cas, en 1/4, c'est-à-dire que le diamètre externe est de 13.157mm, et le pas du filetage est de 1.337mm. Il existe d'autres filetages comme le 1/8, mais c'est surtout pour les éléments HPDC exclusivement. Par extension, cette nomenclature est parfois utilisée pour les tuyaux (1/8, 1/4, 3/8...). Si vous montez un circuit LPDC, il convient de minimiser les pertes. Aussi, les embouts coudés ne sont pas recommandés, de même que les embouts optimisés pour les gros flux sont conseillés. Car les embouts standards 12mm ont une section interne de 9mm, alors que les autres (comme les EK hi-flow) atteignent 10mm.
En plus de tout ca, il vous faudra peut être trouver des colliers de serrage afin de serrer le tuyaux sur les embouts, afin d’éviter les fuites, qui pourraient être désatreuses pour votre matériel.
Dans tout les cas, nous vous recommandons l'emploi d'embouts canelés et de colliers de serrages en complément. Certes, c'est le système le plus barbant lors du montage et du démontage, mais c'est aussi le plus fiable. A vous de voir si vous êtes prets a sacrifier votre config en cas de fuite pour économiser 10minutes lors du montage. Les embouts à coiffes sont tout de même assez efficaces, mais les plug & cool sont tout simplement effrayants. Le système est très simple, mais aussi très peu sécurisé, nous vous le déconseillons donc.
Vous pouvez aussi acheter des pieds pour surélever votre radiateur, des grilles pour protéger les ventilateurs, des smartcoils ou ressorts pour éviter que vos tuyaux se plient trop, des robinets, des dédoubleurs (en forme de Y), des réducteurs, des sondes e températures, des indicateurs de débit, des bouchons, des LEDs…autant d’accessoires qu’un geek se doit de posséder.
Kits constructeurs ou home made :
Certains constructeurs comme Corsair, Thermaltake ou Gigabyte proposent des kits à monter soi même. Ces kits sont souvent composés d'un waterblock maison, une pompe et un réservoir combinés, et un petit radiateur de 120mm, 240 si on a beaucoup de chance. Le prix varie entre 100 et 150€ en général. Soyons clair, on est loin de bons kits pour lesquels tout les composants ont été choisis soigneusement. Mais comme tout les kits, il présentent une grande facilité d'usage. En effet, pas besoin de se casser la tête a savoir quelles pièces acheter, tout est compatible là dedans. Tout est donc fourni, souvent jusqu'aux outils nécessaires pour monter le kit. Le prix est assez contenu, et c'est finalement la voie que choisissent beaucoup de novices, afin de commencer dans le watercooling sans trop de difficultés.
Mais bien vite, on se rend compte que le kit nécessite l'ajout d'un second radiateur, ou le remplacement de celui d'origine par un modèle plus grand et plus efficace. On a aussi envie de changer la pompe car elle n'est pas assez puissante, ou trop bruyante. Et puis on rajoute un waterblock pour la carte graphique.
Au final, la meilleure solution est d'élaborer soi même son circuit plutôt que de s'entêter a vouloir mettre à jour le premier.
Choisir soi même a donc un gros avantage, c'est que l'on répond précisemment à ses besoins. En contrepartie, c'est parfois cher, obscur, on ne sait jamais trop quoi prendre, et il y a des risques d'incompatibilité ou de pièces manquantes.
En outre, un watercooling performant peut facilement atteindre les 250-300€ (comme le Swiftech H20 par exemple).
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