
Les organisateurs du salon CEBIT 2010 doivent être rassuré, en effet, après 2 années de chute dans le nombre de visiteurs et d'exposant, la cuvée 2010 de ce salon internationnal informatique est un bon cru.
Malgré la fermeture totale des halls 18, 21, 24, 25 et 26 et la sous-exploitation des halls 19 et 20 (SAP World Tour), 22 (Cebit Sounds !) et 23 (Intel Extreme Masters), le nombre d’exposants s’est globalement stabilisé par rapport à 2009, avec une baisse de seulement 140 sociétés, contre une chute de 1 500 entre 2008 et 2009.
Le nombre de visiteur, en baisse les années précédente a connu lors de cette édition 2010, une évolution de 3.7%. Sur la durée totale de ce salon, soit 5 jours, les organisateurs auront comptabilisé près de 334 000 visiteurs.
Un grand changement a été opéré, les organisateurs ont privilégié les professionnels en limitant les entrées des particuliers, permettant ainsi aux exposants d'enregistrer bien plus de commandes ferme. C'est un fait, laisser des particuliers occuper les commerciaux est un frein à la vente.
C'est donc une réussite, de l’avis même des nombreux exposants interrogés. « Pour la première fois, j’ai pu enregistrer des commandes fermes lors du Cebit », explique ainsi Lino Bertoli, directeur du grossiste en mobilité Bluetrade.
Bluetrade, tout comme le fabricant de housses pour mobiles Giraudi ou le fabricant marseillais d’outils de recharge pour produits de mobilité Mayamax, estiment même que d’un point de vue business, le Cebit 2010 aura été plus efficace que le Mobile World Congress de Barcelone : « celui-ci est plus cher et moins bien structuré au niveau de l’organisation des stands. En outre, il privilégie trop les gros exposants », estime ainsi Michel Poma, responsable commercial de Giraudi. Le pari d’un Cebit plus professionnel est donc en voie d’être gagné par la Deutsche Messe, même si les exposants souhaitent aller encore plus loin dans cette direction : « une baisse supplémentaire de 20 à 30% du visitorat ne me gênerait pas, si elle s’accompagnait en corollaire d’une qualité encore meilleure », note ainsi l’un d’entre eux.
Pour les distributeurs informatique, l’intérêt était concentré sur les halls 11 à 17, incluant Planet
Reseller, une zone réservée exclusivement aux revendeurs et qui a enregistré une croissance du nombre de visteurs en passant de 83000 pour 2009 à 85000 pour 2010, le nombre d'exposants aura lui aussi connu une augmentation: 170 pour 2009 et 204 pour 2010.
L’IF Industrie Forum eV méritait à lui seul le déplacement, avec plusieurs milliers de projets de design – dans l’informatique ou de nombreux autres domaines – n’attendant que des industriels pour leur réalisation concrète : une partie malheureusement sous-vendue par la Deutsche Messe, vu son intérêt. S’il n’a, une fois de plus, pas brillé par l’innovation – mais c’est là davantage la faute de l’industrie –, le Cebit 2010 aura cependant imprimé les tendances à venir, sans grande surprise toutefois : USB 3, ebooks et affichage 3D étaient ainsi omniprésents…
De nombreux pays se sont fait remarquer par leur discrétion, parmi lesquels le Royaume-Uni, la Belgique ou les Etats-Unis. Et, de fait, c’est la France qui, derrière l’Espagne, était la délégation européenne la plus importante cette année, avec des exposants présents dans 5 halls directement et dans 5 autres via des stands Ubifrance, dont Planet Reseller où celui-ci était, une fois de plus, le seul pavillon national. Plusieurs exposants, à l’instar d’IDSBox, Port, Bluetrade, Kapsys ou encore Taztag, étaient fidèles à l’événement, même si le nombre d’exposants français était malheureusement en baisse, avec 71 sociétés contre 90 l’an passé. Cependant, l’organisation d’Ubifrance, sans failles, a entrainé un concert de louanges des exposants ayant fait appel à ses services : économique car partiellement prise en charge par l’Etat, cette solution leur permet en effet de ne pas avoir à s’occuper de la logistique des stands, mis à part la livraison des produits en exposition : « nous avons pu nous décider en quelques jours et pour quelques centaines d’euros seulement », explique ainsi Stéphanie Kabela, de la société Barthe.
Enfin, fort de leur expérience de 2009, les Instituts Carnot, porte-drapeaux de la recherche à la Française, ont affiné leur tir en proposant des applications concrètes au public allemand, à l’instar d’un drone piloté par iPhone ou d’un module de pilotage en 3D de Google Earth, qui n’ont pas manqué d’attirer les foules même si le Fraunhofer Institute allemand a une nouvelle fois mis la barre très haut, avec notamment un flipper entièrement contrôlé par la pensée…
Source: ITR NEWS